Une guerre qui fait aimer le vin, le Pinard

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27 03 20 – Pendant la 1ère guerre mondiale, les horribles conditions des militaires ont incité l’Armée à améliorer le sort du Poilu grâce au vin

le Pinard de la guerre

Les Français du Nord, de l’Ouest ou les montagnards étaient plus habitués à la bière et au cidre. « L’eau est la boisson habituelle du soldat » spécifiait le règlement intérieur des armées.

En 1914, chaque soldat recevait 1/4 de litre de vin par jour ; la dose a été portée à 1/2 litre en janvier 1916 et à 3/4 de litre en janvier 1918. Les officiers leur donnaient aussi de la gnôle au moment des assauts : saoulés ils avaient plus de courage.
Pendant la Grande Guerre, le vin est donc le meilleur allié des soldats français. Sa production et sa fourniture jusque dans les tranchées ont fait l’objet d’une organisation colossale. Après l’Armistice, il devient le breuvage national et patriotique.

Les Poilus et le Pinard

1/3 de la production française de vin aurait été bu par les Poilus pendant la guerre et leur aura donné le goût du vin.
Des affiches et cartes postales, des poèmes et chansons vantaient les mérites de ce pinard qui égayait leur sinistre quotidien. Ils entonnaient les chants de Bach (Charles-Joseph Pasquier), célèbre interprète du répertoire troupier : La Madelon ou Vive le pinard : « Le pinard, c’est de la vinasse Ça réchauffe par oùsque ça passe Vas-y Bidasse, remplis mon quart Vive le pinard …» Le poète Théodore Botrel écrit dans Rosalie : «Nous avons soif de vengeance (…) Buvons donc de la gloire à pleins bidons !». Max Leclerc déclamait «Salut ! Pinard pur jus de treilles (…) C’est tout le pays qui vit en toi.». Henri Margot écrivait : «Emplissant nos quarts jusqu’au bord (…)Tu nous as donné la Victoire»

Le Pinard a été créé en 1886 par l’armée déjà, le 13ème régiment d’artillerie du fort de Vincennes : des vins plus ou moins falsifiés, parfois sans jus de raisin en ces temps de phylloxera, étaient réalisé en coupant des pineaux des Charentes, du pinot du Nord de la Bourgogne, du Beaujolais, du Languedoc et d’Algérie en surproduction depuis une dizaine d’années.

A la fin de la guerre, la production et la consommation de vin rouge ordinaire ne baissera pas. Chaque Français buvait alors 150 litres de vin par an, soit 3 fois plus qu’aujourd’hui.

Le pinard entra dans la 8ème édition du Dictionnaire de l’Académie édité en 1935. Actuellement, il qualifie une bibine ou,  plus rarement un grand crus car, si on dit pinard à la redresse, c’est synonyme de vin fin.

pinard-menu-lemaire-hebdo-vin-chine

pinard-stock-lemaire-hebdo-vin-chineStockage du pinard à Moudros dans l’île de Lemnos, en mer Égée

En ces temps difficile, nous pourrions nous soigner avec du vin. Voyez quelques conseils sur cette vidéo magique : https://youtu.be/xwmgGoOv6-o

le Vin, le Rouge, la Chine

Les 170 vignobles français achetés par les Chinois sont décrits : 158 Châteaux de Bordeaux, 10 vignobles en France, 2 Maisons de cognac.
Pourquoi ces vignobles sont-ils en vente ? Pourquoi les Chinois les achètent-ils ?
255 pages et 350 photos de Laurence Lemaire, préfacées par Alain Juppé et Alain Rousset.
Version numérique en PDF mise à jour au quotidien 8€, et sa version papier en librairie mise à jour tous les 6 mois sont en vente sur ce blog et sur le site www.levinlerougelachine.com

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