Jack Ma prépare sa succession d’Alibaba, pas sa retraite immédiate

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09 09 18 – Jack Ma, le patron du géant du commerce en ligne chinois, a annoncé son départ d’Alibaba, au New York Times vendredi 7 septembre 2018. Pour le journal américain, ce retrait pourrait aussi être lié à l’interventionnisme croissant de l’État chinois dans le secteur privé. Selon d’autres sources, c’est une fausse alerte : le milliardaire chinois ne pas va tirer un trait définitif sur son empire et partir à la retraite dès lundi, jour de ses 54 ans.

Jack Ma prépare sa succession d’Alibaba, pas sa retraite immédiate

Lire l’article original du New York times publié le 08/09/2018
https://www.nytimes.com/2018/09/07/technology/alibaba-jack-ma-retiring.html

Ce n’est pas la fin d’une ère mais “le début d’une ère”, a expliqué Jack Ma au New York Times, à qui il aurait annoncé qu’il quittait ses fonctions à la tête d’Alibaba. Même s’il continuera à conseiller le groupe, l’ex-enseignant d’anglais a dit qu’il occupera davantage son temps et sa fortune à se concentrer sur l’éducation, ‘’j’aime l’éducation’’ a-t-il dit.

En fait, l’emblématique patron du géant chinois de la vente en ligne ne devrait pas annoncer sa retraite immédiate mais un plan pour préparer sa succession.

19ème fortune mondiale

C’est en 1999 que M. Ma a fondé Alibaba, “l’une des compagnies de commerce et de paiement électronique les plus importantes du monde, transformant ainsi la façon dont les Chinois font et paient leurs achats”.
Grâce au succès d’Alibaba, son patron possède près de 40 milliards de dollars (environ 35 milliards d’euros), ce qui en fait la 19ème fortune mondiale, selon l’agence de presse Bloomberg.
Des firmes chinoises comme Alibaba, Tencent, Baidu et DJ. com ont prospéré ces dernières années, se hissant presque à la hauteur des mastodontes rivaux américains comme Amazon ou Google, au niveau de leur taille et de leurs ambitions.
Vendredi dernier, Alibaba pesait quelque 420 milliards de dollars (environ 360 milliards d’euros) de capitalisation boursière à la bourse de Wall Street à New York.

Un patron vénéré

La correspondante en Chine du quotidien new-yorkais relève que “Jack Ma est admiré par de nombreux Chinois, certains d’entre eux ont mis son portrait chez eux pour le vénérer de la même façon qu’ils vénèrent le dieu de la richesse”.

L’État chinois serre la vis

Le New York Times souligne ainsi que ce départ a lieu au moment “où le climat des affaires se dégrade, avec Pékin et les entreprises étatiques qui sont de plus en plus interventionnistes à l’encontre des entreprises privées”.
Sous la présidence de Xi Jinping, l’industrie de l’Internet chinoise s’est développée et est devenue plus importante, poussant le gouvernement à serrer la vis.

Selon le journal South China Morning Post (SCMP)

Selon le SCMP qui appartient à Alibaba, les propos accordés à Jack Ma ont « été sortis de leur contexte ». En réalité, il va annoncer prochainement la stratégie et le dispositif pour assurer sa succession avec la nomination d’une « nouvelle génération de dirigeants ».

Jack Ma, qui a déjà cédé la direction générale du groupe en 2013, devrait conserver son poste de président exécutif du groupe pendant une période de transition plus ou moins longue. Il va donc conserver la mainmise sur cet empire qui compte 85 000 employés et contrôle 60 % du e-commerce sur le marché chinois.

Selon des observateurs, Jack Ma va rester de toute manière fortement impliqué, notamment pour représenter le groupe à l’international lors d’événements politiques ou commerciaux ou encore pour recevoir des dirigeants mondiaux au siège social de la société à Hangzhou.

L’homme d’affaires veut consacrer davantage de temps à des projets philanthropiques, notamment dans l’éducation.

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Photo de Jack Ma fondateur d’Alibaba, le 18 avril 2018 à Bangkok © JORGE SILVA / AFP

Jack Ma est propriétaire de plusieurs châteaux dans le Bordelais

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le Vin, le Rouge, la Chine

Edition n°12
Les 159 vignobles français achetés par les Chinois sont décrits : 147 Châteaux de Bordeaux, 10 vignobles en France, 2 Maisons de cognac.
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